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Yohann Diniz

Ancien athlète et champion de marche

formavinsur20 femme faisant du jogging et ecoutant podcast

Yohann Diniz : Champion du Monde, Recordman et Épicurien du Vin

Yohann Diniz n’est pas seulement une légende de l’athlétisme français, un marcheur hors norme qui a repoussé les limites de l’endurance sur 50 kilomètres. Détenteur de records du monde et d’Europe qui tiennent encore bon, triple champion d’Europe et champion du monde, Yohann Diniz est aussi un homme de passion, un épicurien qui cultive un amour sincère pour le vin. Dans une interview exclusive pour Formavin sur 20, il partage son parcours post-carrière, sa vision du sport et sa relation intime avec le monde viticole.

 

Yohann Diniz : De l’Athlète de Haut Niveau à Partenaire Olympique

Après avoir raccroché les pointes suite aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021, une décision mûrement réfléchie, Yohann Diniz n’a pas quitté le monde du sport. Il s’est investi pendant près de quatre ans aux côtés d’un partenaire officiel de Paris 2024. Cette expérience lui a permis de vivre l’aventure olympique et paralympique « de l’autre côté de la barrière », une perspective différente, axée sur l’organisation, le partenariat et l’héritage laissé par l’événement. Il souligne l’importance de poursuivre le travail engagé par Paris 2024 sur l’accessibilité au sport et la promotion de la pratique sur tout le territoire. Loin des regrets, il a savouré cette nouvelle facette de l’olympisme, profitant pleinement des Jeux à Paris, tant olympiques que paralympiques.

 

La Passion du Sport, Toujours Présente

Même s’il n’est plus soumis aux exigences de l’entraînement de haut niveau, Yohann Diniz conserve un lien fort avec l’activité physique. Il continue de courir, bien que de manière plus irrégulière, « en dents de scie », comme il le décrit lui-même. Cette pratique est désormais guidée par le plaisir et le bien-être, essentiels pour cet athlète dans l’âme. Il apprécie notamment participer à des courses intégrant une dimension conviviale ou traversant des paysages viticoles, alliant ainsi ses deux passions.

 

Yohann Diniz : L’Athlète Épicurien et sa Passion pour le Vin

Se définissant comme un « épicurien », Yohann Diniz n’a jamais caché son goût pour les bonnes choses, et le vin en fait partie intégrante. Même durant sa carrière sportive, il s’autorisait, avec modération, le plaisir de partager une bonne bouteille. Pour lui, le vin est avant tout synonyme de convivialité, de partage et d’ouverture.

Son palais, éduqué dès son plus jeune âge aux subtilités du Pinot Noir grâce à son grand-père travaillant dans les vignes en Champagne, a évolué. Après une période où il appréciait les vins plus charpentés du Rhône ou du Languedoc, il revient aujourd’hui vers la finesse et l’élégance, notamment celles des Pinots Noirs de Bourgogne, citant avec affection Savigny-lès-Beaune et Ladoix. Il fait d’ailleurs partie de la confrérie des « Cousins de Savigny-lès-Beaune », preuve de son attachement à cette région.

 

Anecdotes Mémorables et Vins de Cœur

L’histoire de Yohann Diniz est ponctuée d’anecdotes où le vin joue un rôle clé. Il se souvient avec amusement des Championnats du Monde 2005 à Helsinki, où le Club France était sponsorisé par Châteauneuf-du-Pape. La soirée de clôture s’est prolongée jusqu’à l’aube autour d’un carton de Château de Beaucastel, partagé avec notamment Jean Galfione et Renaud Longuèvre. C’est d’ailleurs suite à une discussion « vinicole » avec un responsable Adidas ce soir-là qu’il a décroché son premier contrat de sponsoring ! Un souvenir gravé qui a refait surface en 2014, lorsqu’après son troisième titre européen et son record du monde à Zurich, la directrice de la FFA lui a offert un carton de ce même Beaucastel pour célébrer l’exploit.

Aujourd’hui, Yohann Diniz rêve de découvrir de nouveaux horizons viticoles, notamment l’Argentine et le Chili, attiré par leurs vignobles en altitude et le dépaysement qu’ils offrent.

 

Accords Mets et Vins et Gestion de Cave

Interrogé sur ses préférences, Yohann Diniz avoue une prédilection pour le vin rouge en général. Pour accompagner le fromage, il reste fidèle à la tradition en optant pour le vin blanc, reconnaissant que c’est l’accord le plus juste gustativement, même si cela « casse les codes » après un plat principal accompagné de rouge.

Il possède une belle cave voûtée en craie, idéale pour la conservation. S’il apprécie les vins de garde, il constate qu’avec les changements climatiques, les très longues gardes sont moins fréquentes. Il préfère donc acheter plusieurs bouteilles d’un même vin, en ouvrir une pour évaluer son potentiel et son apogée (souvent entre 5 et 10 ans), et déguster les autres au moment idéal, privilégiant le plaisir du partage à la conservation excessive. Sa dernière dégustation mémorable ? Un Pétrus 1967, encore étonnamment frais et complexe, partagé pour une occasion spéciale.

Yohann Diniz incarne cet équilibre entre l’exigence du sport de haut niveau et l’art de vivre, où la passion pour le vin vient enrichir une vie déjà bien remplie d’exploits et de records. Un champion sur les pistes et un fin connaisseur dans le verre.

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération »